Exploitation de la roche de 1923 à 1979

Le 10 septembre 1923, la commune de Chamagnieu autorisa l’exploitation du granit du Mont Saint-Martin aux Ets PACAUD, qui deviendra Ets BONNARD-PACAUD en 1933.

Le bail fût ensuite repris sous la même enseigne, par M. GUIGNARDAT jusqu’en 1979.

Dès 1970, les nuisances dues aux bruits des chargeurs ramassant la roche de 4H à 22H, aux explosions, aux poussières retombant sur les maisons, s’amplifièrent. Les plaintes de la population affluèrent et en réponse fut créée l’ADPE (Association pour la Défense et la Protection de l’Environnement).

En 1979, la mairie décida de ne pas renouveler le bail et engagea des poursuites contre Ets BONNARD-PACAUD pour rectifier les fronts de taille, le nettoyage et reboisement du terrain, mais ces dernières n’aboutirent pas.

Au cours des années, la résurgence de la nappe phréatique remplit peu à peu la carrière…

… faisant disparaître les stigmates laissés par l’homme.

A ce jour, plus aucun rocher n’est apparent, l’eau ayant recouvert l’ensemble des éboulis.

Utilisation du site pour le stockage de pneus de 1983 à 1994

Le coût de réhabilitation du site étant trop onéreux, la mairie chercha à le rentabiliser.

En 1983, un projet de décharge d’envergure régionale fut envisagé, mais il ne fut pas retenu sous la pression de l’ADPE.

Par contre, un centre de recyclage de pneumatiques fut créé et accueillit plus de 1500 tonnes de pneus VL, PL et TP jusqu’en 1994.

Des montagnes noires virent le jour, transformant l’aspect du paysage.

A cette époque, des baigneurs s’approprièrent le site illégalement et le dégradèrent. Ils ont été rapidement rejoints par des plongeurs qui en revanche essayaient de le remettre en état.

En avril 1994, sous l’égide de l’ADPE et du concours de la gendarmerie, une vingtaine de véhicules volés furent enlevés du plan d’eau.

Cette opération fut suivie par l’opération « Objectif Bleu » visant à nettoyer le fond du plan d’eau de ces pneus et de divers objets hétéroclites.

Recyclage des pneus en mars 1998

Au printemps 1998, après avoir obtenu les subventions nécessaires par le Conseil Général et le Conseil Régional, la mairie procéda à l’évacuation et la destruction des pneus.

 

Une opération de recyclage par broyage des pneus fut mis en place. Le broyat obtenu servit de combustible dans les cimenteries VICAT.

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